Installateur panneaux solaires en Suisse : comment le choisir
Registre du commerce, autorisation d’installer de l’ESTI, label Pros du Solaire, démarches, contrat et garanties : les contrôles à faire avant de confier votre toit à une entreprise.
Avant de confier votre toit à un installateur panneaux solaires en Suisse, vérifiez que l’entreprise figure au registre du commerce et qu’elle détient une autorisation d’installer de l’ESTI qui couvre tout le chantier, y compris la partie en courant alternatif. Exigez ensuite une visite ou une analyse détaillée, un devis qui nomme chaque composant, et une réponse écrite à trois questions : qui dépose les demandes, qui établit le rapport de sécurité et qui intervient en cas de panne. Depuis le 1er janvier 2026, le Code des obligations protège mieux le maître d’ouvrage, mais seulement si vous savez avec qui vous signez.
Un prix bas n’est intéressant que si le périmètre est le même. Deux offres de 10 kWc peuvent couvrir des travaux très différents : échafaudage, tableau électrique, démarches, contrôle de réception ou garanties. La méthode ci-dessous vous aide à comparer les entreprises sur la même base ; le guide pour comparer des devis solaires aligne ensuite les offres ligne par ligne.
| Contrôle | Où le vérifier | Ce qui doit correspondre |
|---|---|---|
| Entreprise | Zefix, l’index central du registre du commerce | Raison sociale, siège et numéro IDE identiques sur le devis |
| Autorisation d’installer | Registres publics de l’ESTI | Autorisation générale, ou autorisation limitée plus un partenaire titulaire d’une autorisation générale |
| Label (facultatif) | Recherche Pros du Solaire de Swissolar | Nom de l’entreprise et activité « conseil et exécution » |
| Assurance | Attestation de l’assureur | Nom, activités (toiture, électricité) et validité à la date du chantier |
| Démarches | Le devis | Qui dépose l’annonce, la demande de raccordement, l’avis d’installation et le dossier Pronovo |
| Contrat | Les conditions générales | Aucun délai de réclamation ni de prescription plus court que la loi |
Vérifiez l’entreprise au registre du commerce
Demandez la raison sociale exacte, l’adresse du siège et le numéro IDE (CHE-…) de l’entreprise qui signera le contrat, puis cherchez-la dans Zefix, l’index central des raisons de commerce de la Confédération. La consultation est gratuite. Les données de Zefix servent à identifier l’entreprise mais n’ont pas d’effet juridique ; pour un document officiel, demandez un extrait au registre du commerce du canton. Le registre IDE permet aussi de retrouver une entreprise par son numéro.
L’absence d’inscription n’est pas toujours un signal d’alarme. Une personne qui exploite une entreprise individuelle doit s’inscrire lorsque son chiffre d’affaires annuel atteint 100'000 francs ; en dessous, l’inscription est facultative. Une petite entreprise récente peut donc ne pas encore y figurer. Demandez-lui alors comment elle est organisée et qui répond du chantier.
Vérifiez aussi qui fera réellement le travail. Le vendeur peut confier la pose des panneaux, l’électricité ou la ferblanterie à d’autres entreprises. La sous-traitance n’est pas un problème en soi, mais le devis doit dire :
- qui pose les modules et la fixation ;
- quelle entreprise réalise la partie électrique et avec quelle autorisation de l’ESTI ;
- qui répond des défauts, à qui vous les signalez et qui vient réparer ;
- qui dépose les démarches auprès de la commune, du gestionnaire de réseau et de Pronovo.
Faites inscrire ces intervenants dans l’offre. Si un sous-traitant n’est pas encore choisi, demandez comment son autorisation sera contrôlée avant son arrivée.
L’autorisation d’installer de l’ESTI
En Suisse, celui qui établit ou modifie une installation électrique, ou y raccorde à demeure un matériel électrique, doit être titulaire d’une autorisation d’installer délivrée par l’Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI). Pour une installation photovoltaïque, deux autorisations comptent :
| Autorisation | Base | Ce qu’elle permet sur une installation solaire |
|---|---|---|
| Autorisation générale d’installer | OIBT art. 7 et 9 | Toute l’installation, y compris le raccordement au tableau, les batteries couplées en courant alternatif, le contrôle final et le rapport de sécurité |
| Autorisation limitée pour installations spéciales | OIBT art. 14 | Du câblage des modules, onduleurs et micro-onduleurs compris, jusqu’aux bornes de sortie de l’interrupteur de l’installation, y compris une batterie couplée en courant continu |
Une entreprise solaire peut travailler avec une autorisation limitée et un électricien partenaire. C’est légal ; demandez simplement que le devis nomme ce partenaire. Au-delà des bornes de sortie de l’interrupteur de l’installation, le travail doit être réalisé par le titulaire d’une autorisation générale, et seul lui établit le rapport de sécurité (RaSi) remis au propriétaire.
Selon la directive ESTI n° 220, le titulaire d’une autorisation limitée selon l’art. 14 OIBT n’établit pas de rapport de sécurité et ne peut pas installer une batterie couplée en courant alternatif. Si l’entreprise qui vous fait l’offre n’a qu’une autorisation limitée, demandez le nom de l’entreprise titulaire d’une autorisation générale qui fera le raccordement et le contrôle final.
Vous pouvez vérifier une entreprise dans les deux registres publics de l’ESTI : le registre des autorisations générales d’installer et de contrôler et le registre des autorisations limitées, où l’on cherche par nom, NPA ou numéro d’autorisation. Le registre des autorisations générales indique pour chaque entreprise une date de validité : contrôlez qu’elle couvre la période du chantier.
Un propriétaire ne peut pas raccorder lui-même son installation, sauf s’il est lui-même du métier : l’OIBT ne dispense de l’autorisation, pour les locaux qu’ils habitent ou possèdent, que les experts en installation, les personnes autorisées à contrôler, les installateurs-électriciens CFC et les électriciens de montage CFC habilités à la première vérification. Les petits kits enfichables de 600 W au plus sont un cas à part, décrit dans le guide du panneau solaire de balcon.
Le label « Les Pros du Solaire » : ce qu’il vérifie
« Les Pros du Solaire » est le label de qualité de Swissolar, l’association professionnelle de l’énergie solaire. Il est facultatif : aucune loi ne l’exige pour poser des panneaux, et une entreprise sans label peut faire du bon travail. Swissolar indique plus de 500 entreprises enregistrées dans sa recherche des Pros du Solaire.
Pour une entreprise dont l’activité principale est « conseil et exécution » en photovoltaïque, les conditions d’admission 2023 exigent notamment :
- un siège en Suisse ou au Liechtenstein, et la qualité de membre de Swissolar ;
- trois ans d’expérience au moins (une dérogation est possible) ;
- une autorisation d’installer selon l’art. 9 ou 14 OIBT ;
- cinq installations de référence, dont une est contrôlée, avec leur documentation (rapport de sécurité, schéma, plan des strings, attestation de statique) ;
- une déclaration volontaire 2024–2026 : offres complètes et détaillées, démarches administratives prises en compte, prévisions de rendement réalistes, assurance responsabilité civile professionnelle, sous-traitants eux-mêmes labellisés ou encadrés sur le chantier.
Le respect de la déclaration est vérifié par des contrôles ponctuels, et le label se renouvelle tous les trois ans. En cas de litige avec une entreprise labellisée, le bureau de médiation de Swissolar est à votre disposition gratuitement.
Ce que le label ne dit pas : il ne garantit ni le prix, ni la production sur votre toit, ni la qualité de chaque chantier. Pronovo ne le demande pas non plus pour la rétribution unique : il faut notamment le procès-verbal de réception ou le rapport de sécurité avec le protocole de mesure, un certificat de conformité des données de l’installation (établi pour une maison par l’exploitant de la station de mesure, en général le gestionnaire de réseau, ou par un organe de contrôle autorisé), un extrait du registre foncier et vos coordonnées bancaires. Utilisez donc le label comme un indice, en plus des contrôles de cette page.
Assurance et sécurité du chantier
Demandez l’attestation d’assurance responsabilité civile de l’entreprise et comparez-la avec votre projet : nom de l’entreprise assurée, activités couvertes (travaux de toiture, électricité, montage), période de validité et somme assurée. Si une partie des travaux est sous-traitée, demandez aussi l’attestation du sous-traitant. Informez votre assurance bâtiment de la nouvelle installation et demandez comment elle est couverte, par exemple contre la grêle.
Sur le chantier, vous n’êtes pas un simple spectateur : selon SuisseEnergie, le maître d’ouvrage est coresponsable de la sécurité au travail. Une offre sérieuse inclut l’échafaudage ou les protections contre les chutes conformes aux prescriptions de la Suva, ou indique clairement qui les commande et les paie. Pour l’entretien futur, demandez si l’offre prévoit des points d’ancrage permanents ou un concept de sécurité pour accéder au toit.
Une visite ou une analyse détaillée avant l’offre
Une estimation à distance donne un ordre de grandeur. Pour son Check-devis-solaire, SuisseEnergie considère qu’une offre établie sans visite sur site ni analyse en ligne détaillée n’est qu’une offre indicative, et ne l’évalue pas.
Une visite sérieuse examine :
- la toiture, son état et sa durée de vie restante, qui devrait être d’au moins 25 ans pour que l’installation soit rentable, selon SuisseEnergie ;
- la capacité statique, les charges de neige et de vent ;
- les ombres (cheminées, arbres, bâtiments voisins) et l’orientation de chaque pan ;
- le tableau électrique, la place pour l’onduleur et le trajet des câbles ;
- votre consommation, un projet de pompe à chaleur ou de voiture électrique, et votre intérêt pour une batterie solaire.
L’entreprise doit ensuite vous remettre un plan d’implantation des modules et une estimation de production avec ses hypothèses. En Suisse, SuisseEnergie situe la production entre 850 et 1'100 kWh par kW de puissance installée selon l’orientation et l’emplacement ; au-delà de 1'100 kWh par kW, une promesse est en général irréaliste. Le guide des étapes d’installation montre le déroulement du chantier, et celui du prix des panneaux solaires les repères de coût pour votre taille.
Qui fait quoi : les démarches suisses
Une installation raccordée au réseau passe par plusieurs papiers. Le devis doit dire qui s’en charge et si c’est compris dans le prix.
| Étape | Qui la fait | Quand |
|---|---|---|
| Annonce du projet à l’autorité (ou demande de permis en zone protégée) | Vous ou l’entreprise, selon le devis | Avant les travaux |
| Demande de raccordement technique au gestionnaire de réseau | L’entreprise qui réalise l’installation ou l’installateur | Avant l’avis d’installation |
| Avis d’installation au gestionnaire de réseau | Le titulaire de l’autorisation générale d’installer | Avant le début des travaux |
| Contrôle final et rapport de sécurité (RaSi) | Le titulaire de l’autorisation générale, qui le remet au propriétaire | Avant la remise de l’installation |
| Transmission du rapport de sécurité au gestionnaire de réseau | Le propriétaire, souvent aidé par l’entreprise | À la fin des travaux |
| Contrôle de réception par un organisme indépendant | Le propriétaire le fait faire | Dans les 6 mois suivant la réception |
| Demande de rétribution unique à Pronovo | Vous, ou l’entreprise que vous mandatez | Après la mise en service |
Une toiture « suffisamment adaptée » n’a en général besoin que d’une annonce ; le guide de l’autorisation des panneaux solaires explique les cas où un permis est nécessaire. La demande de raccordement devient caduque si l’avis d’installation ne suit pas dans les six mois, et l’avis d’installation si les travaux ne commencent pas dans les six mois suivant son approbation : un chantier qui traîne peut donc devoir être annoncé à nouveau. Le contrôle de réception est une obligation du propriétaire : demandez si l’offre l’inclut, qui l’organise et qui le paie. Pour la vente du surplus, le guide du tarif de reprise indique ce que paient les gestionnaires de réseau en 2026 et 2027.
Contrat et garanties : les règles depuis 2026
La pose d’une installation solaire est en général un contrat d’entreprise au sens du Code des obligations (CO). La réforme sur les défauts de construction, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, a renforcé les droits du maître d’ouvrage pour les ouvrages immobiliers :
| Règle | Ce que dit le CO (version du 1.1.2026) |
|---|---|
| Délai pour signaler un défaut | 60 jours pour un ouvrage immobilier, dès la livraison ou dès la découverte d’un défaut caché ; un délai plus court convenu dans le contrat est nul (art. 367 et 370) |
| Réparation gratuite | Une clause convenue à l’avance qui restreint ou exclut le droit à la réparation est nulle si le défaut concerne une construction (art. 368) |
| Prescription | 2 ans en général ; 5 ans pour un ouvrage immobilier, et pour un ouvrage mobilier intégré dans un ouvrage immobilier lorsqu’il cause ses défauts (règles en vigueur depuis 2013) ; nouveau depuis 2026 : ces 5 ans ne peuvent plus être réduits au détriment du maître (art. 371) |
Le CO ne dit pas expressément si une installation photovoltaïque fixée sur le toit est un ouvrage immobilier. Faites donc écrire dans le contrat que les délais de 60 jours et de 5 ans s’appliquent à l’installation, et signalez tout défaut par écrit dès que vous le constatez.
Certains contrats renvoient à la norme SIA 118 (conditions générales pour les travaux de construction). Elle ne s’applique que si le contrat l’intègre. Demandez les clauses qui s’appliquent à votre chantier : les règles du CO de 2026 sur le délai de 60 jours, la réparation et la prescription de 5 ans ne peuvent pas être réduites par contrat.
La responsabilité de l’entreprise pour la pose ne remplace pas les garanties des fabricants sur les modules, l’onduleur et la batterie, qui ont leurs propres conditions. SuisseEnergie recommande au moins dix ans de garantie produit sur les modules et cinq ans sur l’onduleur. Nos avis sur Huawei, Fronius, SMA, LONGi ou Megasol indiquent quel document de garantie couvre la Suisse. Demandez à l’entreprise qui dépose une demande de garantie auprès du fabricant, et qui paie le déplacement et la main-d’œuvre.
Pour le paiement, le CO prévoit que le prix d’un ouvrage est payable à la livraison, sauf si des livraisons et des paiements partiels ont été convenus. Un acompte n’est donc pas imposé par la loi : liez chaque paiement à une étape vérifiable (matériel livré, pose terminée, rapport de sécurité remis, mise en service).
Si un vendeur vous a démarché à domicile ou par téléphone, le CO prévoit un droit de révocation de 14 jours pour certains contrats de plus de 100 francs. Il ne s’applique pas si vous avez vous-même demandé les négociations, et le texte vise les choses mobilières et les services, sans trancher le cas d’une pose sur un bâtiment. Ne comptez pas dessus : lisez les conditions de l’entreprise avant de signer.
Les signaux d’alerte
- Une remise valable « seulement aujourd’hui », ou une pression pour signer le jour de la visite.
- Aucun numéro d’autorisation de l’ESTI, ou une entreprise qui prétend être la seule autorisée à installer : les registres publics de l’ESTI permettent de le vérifier.
- Un devis sans visite ni analyse détaillée, sans plan d’implantation, ou dont le nombre de modules ne correspond pas au plan.
- Un onduleur monophasé de plus de 3,7 kVA : selon les prescriptions des gestionnaires de réseau suisses, seuls les appareils de 3,7 kVA au plus peuvent être raccordés sur une seule phase ; un onduleur monophasé de 4, 5 ou 6 kW ne peut donc pas être raccordé.
- Un seul « prix après subvention », sans le total que vous paierez à l’entreprise.
- Une production supérieure à 1'100 kWh par kW, ou une autoconsommation sans batterie supérieure à 30 % sans explication : SuisseEnergie recommande d’en discuter avec l’entreprise.
- Des mentions « matériel équivalent » ou « raccordement à la charge du client » sans prix.
- Des conditions qui raccourcissent le délai pour signaler les défauts ou excluent la réparation.
Dix contrôles avant de signer
L’entreprise est-elle prête pour votre toit ?
Cochez chaque ligne pour chaque entreprise avant de signer.
- Registre du commerce. Raison sociale, siège et numéro IDE vérifiés dans Zefix, identiques sur le devis.
- Autorisation ESTI. Autorisation générale, ou autorisation limitée avec le nom du partenaire titulaire d’une autorisation générale, valable à la date du chantier.
- Intervenants. Poseur, électricien et sous-traitants nommés, avec leur rôle.
- Assurance. Attestation de responsabilité civile pour les activités du chantier.
- Visite. Toit, statique, ombres, tableau électrique et consommation examinés.
- Projet. Plan d’implantation, puissance en kWc et production estimée avec hypothèses.
- Matériel. Marque et référence exacte des modules, de l’onduleur et de la batterie ; onduleur triphasé au-delà de 3,7 kVA.
- Démarches. Annonce, demande de raccordement, avis d’installation, rapport de sécurité, contrôle de réception et dossier Pronovo attribués.
- Contrat. Délais de 60 jours et de 5 ans respectés, paiements liés à des étapes.
- Service après-vente. Interlocuteur, délai d’intervention et prise en charge des garanties fabricant écrits.
Vous n’avez pas besoin de l’entreprise qui promet le plus. Retenez celle qui explique son projet, met ses engagements par écrit et vous laisse le temps de comparer. Deux ou trois offres détaillées, établies après une visite, en disent plus qu’une longue série d’estimations à distance.
Trouver des entreprises et comparer
Notre annuaire des installateurs liste des entreprises inscrites au registre du commerce, titulaires d’une autorisation d’installer de l’ESTI et qui montrent sur leur propre site des installations sur des maisons individuelles. Nous ne contrôlons pas leur travail : une inscription n’est pas une recommandation, et aucune entreprise ne nous paie pour y figurer.
Le calculateur solaire estime la taille, le prix et l’amortissement pour votre adresse, avec ses hypothèses visibles. Depuis le résultat, vous pouvez demander un prix à 3 installateurs près de chez vous au plus ; nous ne pouvons promettre ni que des prix arriveront, ni combien, ni quand. Le résultat est une estimation, pas une offre. Le guide des panneaux solaires donne le parcours complet, de l’idée à la mise en service.
Ma consommation annuelle est
Votre consommation annuelle aide à estimer le nombre de panneaux solaires adapté à votre projet.
Immeuble ou regroupement dans le cadre de la consommation propre (RCP) : saisissez la consommation totale de tous les logements.
Questions fréquentes
Faut-il un installateur certifié pour poser des panneaux solaires en Suisse ?
Il faut une entreprise titulaire d’une autorisation d’installer de l’ESTI pour les travaux électriques. Une autorisation limitée selon l’art. 14 OIBT suffit du câblage des modules jusqu’à l’interrupteur de l’installation, onduleur compris ; le raccordement, les batteries couplées en courant alternatif et le rapport de sécurité exigent une autorisation générale. Le label « Les Pros du Solaire » est facultatif.
Comment vérifier l’autorisation ESTI d’une entreprise ?
Cherchez son nom ou son NPA dans le registre des autorisations générales d’installer et dans celui des autorisations limitées, sur le site de l’ESTI. Contrôlez le type d’autorisation et, pour une autorisation générale, la date de validité.
Puis-je poser mes panneaux solaires moi-même ?
Pas le raccordement électrique, sauf si vous êtes vous-même du métier, par exemple installateur-électricien CFC. Toute installation raccordée au réseau exige aussi un rapport de sécurité et un contrôle de réception. Seuls les kits enfichables de 600 W au plus se branchent sans installateur, après une annonce écrite au gestionnaire de réseau.
Quelle garantie ai-je sur la pose ?
Le Code des obligations prévoit 2 ans en général et 5 ans pour un ouvrage immobilier, délai qui ne peut pas être réduit au détriment du maître d’ouvrage depuis 2026. Les défauts d’un ouvrage immobilier se signalent dans les 60 jours. Faites écrire dans le contrat que ces règles s’appliquent à votre installation.
Le label Pros du Solaire est-il nécessaire pour la rétribution unique ?
Non. Pronovo demande notamment le rapport de sécurité avec le protocole de mesure, un certificat de conformité des données de l’installation, un extrait du registre foncier et vos coordonnées bancaires, pas un label. La demande se fait après la mise en service, par vous ou par l’entreprise que vous mandatez.
Combien d’installateurs faut-il consulter ?
Aucune règle ne fixe un nombre. Deux ou trois offres détaillées, établies après une visite, suffisent en général pour repérer les omissions et comparer les choix techniques. SuisseEnergie propose aussi un Check-devis-solaire gratuit pour faire évaluer vos offres.
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